Les poèmes de Guyom avec un D !

Vous trouverez sur cette page une petite sélection des poèmes de Guyom avec un D ! (signé Lintrus).

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  • Sombre lundi


    C’était un sombre lundi et il pleuvait des lambeaux de soleil au–dessus de mon lit. Alors‚ j’ai regardé le temps qui passe pour savoir s’il passait vraiment aussi vite qu’on le disait. Mais après mûre réflexion‚ j’ai trouvé que le temps ne passait pas aussi vite qu’on le disait. Comme j’étais un peu déçu du résultat‚ j’ai mangé les croquettes à mon chat‚ qui est mort stoïquement en passant sous les roues d’un camion. Ensuite‚ j’étais tellement repu qu’il m’a pris l’envie soudaine de fermer boutique dans un coin de ma tête. J’ai rêvé que j’étais un requin–marteau et que je plantais des clous rouillés sur un mur tout noir. Après‚ je m’envolais dans les nuages où se trouvait un long tunnel qui‚ je l’avoue‚ me faisait un peu peur. Il me fixait droit dans les yeux avec un air de déjà–vu. Moi‚ je faisais mine de regarder ailleurs‚ genre : il faut que je rentre‚ il est bientôt quatre heures. Mais il riait si fort que j’ai voulu savoir ce que ça faisait de rire de la Mort. Souvent on dit que la Mort n’a pas de visage‚ mais elle en a un et il est tout gris.

     

    C’était un sombre lundi et il tombait des morceaux de lune au–dessus de mon lit. Je me suis dit pourquoi pas‚ si ce n’est pas un lundi. Moi‚ je n’aime pas les lundis‚ parce qu’ils me donnent le tournis. Je descends l’escalier à califourchon‚ ça me donne l’air de quelqu’un qui aurait l’air un peu con. Il ne faut pas se méprendre‚ je ne suis pas de la jaquette‚ ou alors vraiment peu‚ mais seulement si c’est la femme qui porte la culotte. Ma mère a tort lorsqu’elle dit qu’à force de raconter des conneries‚ je vais semer des petites crottes partout. Comme si les crottes ça sentait mauvais‚ comme si la faucheuse ne faisait que faucher. Moi‚ je ne suis pas en faveur de la peine de mort‚ mais je ne suis pas contre non plus. Comme dit mon père‚ on ne peut pas toujours avoir un avis sur tout. Quand je fais la baleine‚ je me dis des fois que je préfèrerai devenir une autruche. ça paraît fou comme ça de jouer les baudruches‚ mais la folie est contagieuse selon mon médecin qui‚ après avoir perdu la boule‚ s’est pendu par les pieds.

    Auteur : Lintrus.
    ©Tous droits de reproduction réservés.
  • Je voudrais pas finir vieux


    Je voudrais pas finir vieux
    Pour avoir l’air d’un gruyère
    A qui il manque les deux yeux
    Et qui fuit de la caf’tière !
    Je voudrais pas finir vieux
    Dans les bras d’une mégère
    Je veux boire des tonnes de bière
    Et rire comme un bien–heureux
    Je voudrais pas finir vieux
    Dans un asile de flou
    Seul et sans–le–sou
    Priant chaque jour le bon Dieu
    Je voudrais pas finir vieux
    Pour manquer la cuvette
    Et puis faire ma toilette
    Quand le temps ira mieux
    Je voudrais pas finir vieux
    Je laisse ça à celles et ceux
    Qui ont le cœur en miettes
    Et finissent aux oubliettes !
    Je voudrais pas finir vieux
    Bander mou de la quéquette
    Entre nous c’est pas sérieux
    De se conter fleurette
    Je voudrais pas finir vieux
    Pour rester dans mon lit
    Et perdre mes cheveux
    En crevant d’ennui
    Je voudrais pas finir vieux
    Je veux ce que chacun veut
    Beaucoup d’amour dans ma vie
    Une vie courte mais bien remplie !

    Auteur : Lintrus.
    ©Tous droits de reproduction réservés.
  • Je m'aime


    Je m’aime parfois quand il fait beau

    Je m’aime des fois quand j’ai la peau belle

    Vous savez comme celle des éléphants

    Surtout les petits, pas trop les grands.

    Je m’aime parce que j’ai trop souffert

    Avant, j’étais myope. Aujourd’hui, j’y vois plus clair

    Je m’aime aussi parce que je sens au fond

    Un cœur qui bat de drôles de sons.

    Je m’aimerais sans doute demain

    Si je ne tombe pas sur un pépin

    Ces machins-là, tu le sais, y’en a partout

    Dans la rue en forme de fous !



    Auteur : Lintrus.
    ©Tous droits de reproduction réservés.
  • Vole papillon !


    J’ai toujours rêvé d’être un papillon
    Pour m’envoler dans le ciel très haut
    Et regarder les passants passer à côté de la plaque
    Et puis chier sur la tête des vilains messieurs.
    Mais voilà‚ un jour on m’a dit :
    C’est pas facile la vie de papillon
    Faut voler tout le temps et même à reculons
    Moi‚ je n’en croyais pas un mot !
    Alors je me suis collé une paire d’ailes dans le dos
    Et même si j’avais l’air un peu idiot
    Je me suis envolé dans le ciel très haut
    C’était bon‚ si tu savais‚ de voler idiot.
    J’ai toujours rêvé d’être un papillon
    Parce qu’un papillon‚ c’est comme un prince ensorcelé
    Une fois délivré‚ il devient beau
    Ou parfois pas‚ mais ça reste quand même un papillon !

    Auteur : Lintrus.
    ©Tous droits de reproduction réservés.
  • Je ne suis pas fou


    Je ne suis pas fou
    Mais je pourrais le devenir
    Je n’ai pas un sou
    Mais ça pourrait venir.

    Je ne crois en rien‚ même pas en moi
    C’est dire…
    Je ne crois en rien‚ même pas en toi
    Pour dire…

    La nuit je cours dans la rue‚ ivre mort
    En vomissant ce monde qui me rend dingue
    Je rencontre des conquistadors munis de violoncelles
    Pourchassés par un taureau en uniforme de marié.

    Je ne suis pas fou
    Non‚ non‚ non !
    Je n’ai pas un sou
    Mais la roue tourne.

    Auteur : Lintrus.
    ©Tous droits de reproduction réservés.
  • Il neige


    Il y avait de la neige sur le bout de mon nez
    Il y avait de la neige sur la tête à mon chat
    Mais lui s’en foutait parce qu’il n’avait pas froid
    Mais moi‚ mais moi‚ j’avais les doigts gelés
    J’en ai voulu au monde entier
    Or‚ le monde n’est plus ce qu’il était
    Alors j’ai attendu…
    J’ai attendu comme un con‚ figé comme une grue !

    Il y avait de la neige sur le bout de mon nez
    Il y avait de la neige devant mon regard crédule
    Elle était là pour me tourner en ridicule
    Je l’entends encore rire de moi
    Alors j’ai pleuré des œufs brouillés
    Et mon cœur s’est marbré de haine
    Et puis je l’ai senti fondre sous mes pieds
    Depuis il neige des miettes de mon passé.

    Auteur : Lintrus.
    ©Tous droits de reproduction réservés.
  • Dieu n'existe pas


    Dieu n’existe pas
    Il me l’a dit
    Il me l’a dit
    Dieu n’existe pas
    Et moi je n’irai pas au paradis
    Et moi je vous le parie
    Sur la tête à mon chat !
    Et puis ça se saurait
    ça se saurait
    Si Dieu existait
    ça se saurait
    Nom d’une catin parole de muet
    Depuis le temps ça se saurait
    On dirait :
    Dieu m’a sauvé d’un incendie
    Mais en vérité
    Ce sont les pompiers
    Qui sauvent des vies !
    On dirait :
    Dieu m’a sauvé de la noyade
    Mais à dire vrai
    Ce sont les maîtres–nageurs
    Qu’il faut remercier !
    On dirait :
    Dieu m’a sauvé d’une tempête
    Mais pour de vrai
    Ce sont des volontaires
    Qui apprennent à voler !
    On dirait :
    Dieu m’a sauvé de la déchéance
    Mais la vérité vraie
    Seule la volonté
    Perd à y gagner !
    Dieu merci
    J’ai banni toutes ces sornettes
    Au fond des oubliettes
    Dieu merci
    On ne m’y prendra plus
    Juré craché !
    Si je mens‚ je vais en Enfer

    Dieu n’existe pas
    Et puis voilà.

    Auteur : Lintrus.
    ©Tous droits de reproduction réservés.
  • Ange ou démon ?


    Va t’en savoir
    Va t’en savoir
    De quel côté je suis
    De quelle galère je fais partie.

    Ma mère m’avait dit :
    On a tout à y gagner
    J’ai tout perdu
    J’ai tout perdu
    Même la santé !

    Va t’en savoir
    Va t’en savoir
    On est jamais sûr de rien
    Je mange ma main et garde l’autre pour demain.

    Ma femme‚ mille fois‚ m’a répété :
    Tu finiras aux oubliettes
    Y’a trop de toi en toi
    ça dégouline et c’est tout froid
    Si seulement tu étais quelqu’un d’autre…

    Va t’en savoir
    Va t’en savoir
    Ange ou démon ?
    Mine de rien‚ ça demande réflexion.

    Auteur : Lintrus.
    ©Tous droits de reproduction réservés.
  • Je cours


    L’avenir est si loin
    Je voudrais le rattraper
    Alors je cours tant et tant
    Je cours tellement
    Je cours tout le temps
    Tellement content de courir tant et tant
    Alors je cours tout le temps
    Je cours droit devant
    Con mais content de courir tellement
    Courir con tant et tant droit devant
    L’avenir est à moi
    Il ne m’échappera pas
    Alors je cours tant et tant
    Je cours depuis si longtemps
    Je cours con cours content
    Et tant que je cours con tout le temps
    Je suis content de concourir depuis si longtemps
    A courir con tant et tant tellement content
    Et tant que je cours content d’être con de courir tant
    J’oublie que je cours après du vent.

    Auteur : Lintrus.
    ©Tous droits de reproduction réservés.
  • Allez savoir


    Ben oui, allez savoir

    Avec toutes ces têtes de homard

    On sait jamais, tu sais

    Ben non, justement.

    Allez savoir…

    J’ai dans le siphon un bain à remous

    Ça fait des bulles, par tous les trous

    Faudrait pas que ça devienne flou

    Quand bien même, c’est pas facile d’avoir l’air.

    Allez savoir…

    Je suffoque, j’ai le mal de mère

    C’est pas mon fort de chanter comme un coq

    Je veux vivre un peu ma vie

    Mais surtout pas celle des autres.

    Allez savoir…

    On pourrait boire jusqu’au petit matin

    Et puis s’écrouler par terre

    C’est tentant et pourquoi pas

    On pourrait même pisser devant la porte du voisin.

    Allez savoir…

    Auteur : Lintrus.
    ©Tous droits de reproduction réservés.
  • Alison


    Ali aime Alison
    Qui, en secret, aime Brendon
    Brendon aime bien Ali
    Alors Alison fait comme si.

    Ali sonne à la porte
    Croyant voir Alison
    Mais Brendon s'emporte
    Pensant voir Alison.

    Brendon aime Ali
    Qui, sans secret, aime Alison
    Alison n'aime pas Ali
    Alors Brendon fait comme si.

    Alison à la porte
    Attend Brendon sans Ali
    Mais Brendon sans Ali
    C'est comme Alison sans Brendon.

    Auteur : Lintrus.
    ©Tous droits de reproduction réservés.
  • A peu près


    Alors, bon...
    Voilà comment les choses se sont à peu près déroulées...

    J’étais en train de me cirer les pompes, bien tranquille, sous un soleil jupitérien, entouré d’une bande de ouistitis. Jusque là, rien d’anodin.

    Et puis...
    Et puis...

    Tout a basculé !

    Moi qui pensais avoir tout vu, tout entendu, il est apparu ce jour-là que je m’étais fourré le doigt dans le cul.

    Comment décrire la chose sans choquer les consciences ?

    Impossible, je vous jure. La vulgarité me semble ici plus appropriée.

    La chose en question pourrait paraître ridicule aux yeux de certains, mais pour moi ce fut la révélation qui bouleversa irrémédiablement ma vie.

    Le Messie ? Non, pensez-vous. J’ai bu un drink l’autre jour avec lui.

    Non, moi je vous parle d’un truc miraculeux. Le genre de truc qui vous prend en appétit. La drogue des nantis, comme on dit. Ou peut-être pas. Je l’ignore, en fait.

    Toujours est-il qu’il m’a fallu huit thérapies pour tenter d’effacer à jamais ce souvenir de ma mémoire. Et quel souvenir ! Ce jour-là, j’avais vu dans mon cocktail le visage d’Elvis Presley !

    Auteur : Lintrus.
    ©Tous droits de reproduction réservés.
  • Les gens sont flous


    Que veux-tu que je te dise ?
    Les gens sont flous
    Tout le temps, même en dormant
    Les gens sont flous
    Soit on devine, soit on devient fou
    Les gens sont flous
    C’est un sujet encore tabou
    Les gens sont flous
    Peu importe la raison ou l’âge
    Les gens sont flous

    Comme des envies de manger du chien avec des pattes de chats
    Comme des envies de brûler les pieds des vilains messieurs

    Que veux-tu que je te dise ?
    Les gens sont flous
    Faut faire attention à tout
    Les gens sont flous
    Penser à conspuer celui qui dit ne pas en être
    Les gens sont flous
    Je te paie un café, tu me fais les poches
    Les gens sont flous
    Dire la vérité, ça ne vaut pas le coup
    Les gens sont flous

    Comme des envies de me réveiller dans les bras de Morphée
    Comme des envies de crier que j’ai trop peur pour exister.

    Les gens sont flous.

    Auteur : Lintrus.
    ©Tous droits de reproduction réservés.
  • Sweet dream


    Alors que je me promenais sur le dos d’un espadon en goguette, je fus réveillé par un ours mal léché qui me tendait une cigarette. Etais-je encore dans mes songes ? Sweet dream… Quel est le faux du vrai ?


    Alors que je me promenais sur le dos d’un cyclope à trois yeux, je fus réveillé par un zèbre dépareillé qui voulait m’offrir un baiser langoureux. Etais-je encore dans mes songes ? Sweet dream, c’est du passé.


    Auteur : Lintrus.
    ©Tous droits de reproduction réservés.
  • J'ai rêvé d'ailes


    J’ai rêvé d’ailes cette nuit encore
    J’ai rêvé d’elle, son corps contre mon corps
    Et ce soir je ne coucherai pas dans mon lit
    Parole d’homme et même si elle supplie !

    J’ai rêvé d’ailes sur une île déserte
    Une sorte d’idylle sauvage
    Ce rêve-là causera sans doute ma perte
    Comme le plus alléchant des mirages !

    J’ai rêvé d’ailes pour m’évader
    De ces murs trop hauts, trop faux
    Qui embrigadent mes sombres pensées
    Depuis le jour où j’ai perdu mon marteau.

    J’ai rêvé d’ailes quand elle rêvait de fortification
    Un truc sympa, une belle maison
    Avec une grande fenêtre et des murs tout blancs
    Où elle pourrait dormir à poings fermés.

    Auteur : Lintrus.
    ©Tous droits de reproduction réservés.
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Recueil de poèmes de Guyom avec un D ! :

Vous pouvez vous procurer le premier recueil de poèmes de Guyom avec un D ! : "Mon chat est lunatique" au format numérique (pdf). Composé de 23 poèmes dont quelques-uns sont présentés ici, ce recueil a connu de nombreux remaniements avant de voir le jour dans sa version définitive. Un autre recueil est en préparation : "Les gens sont flous" et verra sans doute le jour...un jour.

Ce recueil est en vente. Pour plus d'informations, contactez Guyom avec un D !