| "La peinture est une poésie qui se voit au lieu de se sentir et la poésie est une peinture qui se sent au lieu de se voir." Léonard De Vinci |
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Je t’ai offert mon cœur Donne-moi le tien pour rien Sinon il sera l’heure De dire adieu au mien Si tu n’es pas conquise Par mes biens jolis maux Demande une expertise Ils vont être en travaux ! Où t’en vas-tu là-bas Si loin où je suis pas ? Où t’en vas-tu là-bas Dans les nuages sans moi ? J’ai les neurones qui s’usent A trop attendre en vain J’ai les neurones qui fusent Mais il me reste du vin ! Ma tête sent le foutu Le sang bout sur ma tête Sans ma tête le fou tue Je n’ai plus d’allumettes. Auteur : Lintrus. In : "Moi pas comprendre" ©Tous droits de reproduction réservés. Ce jour-là s’annonçait comme un jour à plier de la tôle froissée. Il faisait chaud, mais le hasard faisant bien les choses, j’avais froid à m’en coudre la peau. Je déambulais le long d’un caniveau à vin de supermarché, quand tout à coup, je me suis senti transporté à petites lampées. Comme ce rêve prenait des dimensions dramatiques, il a bien fallu me réveiller. Or, j’avais beau me pincer là où ça fait mâle, force était de constater avec un regain d’intérêt fortement désintéressé que ce soi-disant rêve prônait des allures de vrai. Une fois, alors que je revenais d’une chasse aux champignons vénéneux, un lapin en kilt m’a lancé entre deux sourires mal assumés que la vie ne réservait de surprises qu’à ceux qui y croyaient (à la vie). Je sais, il y a un kilomètre de que, mais c’est pour mieux vous faire patienter. Ce jour-là s’annonçait comme un jour à plier de la tôle froissée. Mais moi, je naviguais dans les méandres de l’infiniment grand tout en léchant mes yeux assoiffés afin d’apprécier au mieux le goût exquis de la liberté. On a tort d’être au four et au moulin, de renier notre véritable nature pour devenir l’esclave d’un dieu cruel et pathétique que l’on nomme communément « réalité ». Alors, pourquoi pas, le temps d’un rêve bien ficelé, s’inventer une vie d’acrobate paradant sur un cheval ailé ? Ah ! Les dictracteurs peuvent se cacher sous une épaisse couche de superficialité, car jamais ils ne parviendront à nous voler cette merveilleuse substance qui palpitent au fond de nos désirs inavoués. Cette dernière phrase étant d’un lyrisme absurdement injustifié, je dirais tout simplement comme il est beau de rêver et ceux qui pensent le contraire n’ont qu’à aller se faire… (une virée). Auteur : Lintrus. In : "Odyssée spatiale" ©Tous droits de reproduction réservés. Je me suis regardé dans le miroir Et je me suis trouvé beau Ça fait tout drôle Ça fait tout drôle Parce qu’un miroir ça ne triche pas Je me suis approché de plus près Histoire d’en être sûr Histoire de rétablir la vérité Soudain, le miroir m’a absorbé Me voici de l’autre côté ! J’aperçois un cyclope au loin Il a l’œil qui louche Mais moi qui suis farouche J’ai pu me tromper Miroir, tu m’as pris ma liberté ; La liberté de choisir le faux du vrai ! Auteur : Lintrus. In : "Odyssée spatiale" ©Tous droits de reproduction réservés. J’ai rêvé d’ailes cette nuit encore J’ai rêvé d’elle, son corps contre mon corps Et ce soir je ne coucherai pas dans mon lit Parole d’homme et même si elle supplie ! J’ai rêvé d’ailes sur une île déserte Une sorte d’idylle sauvage Ce rêve-là causera sans doute ma perte Comme le plus alléchant des mirages ! J’ai rêvé d’ailes pour m’évader De ces murs trop hauts, trop faux Qui embrigadent mes sombres pensées Depuis le jour où j’ai perdu mon marteau. J’ai rêvé d’ailes quand elle rêvait de fortification Un truc sympa, une belle maison Avec une grande fenêtre et des murs tout blancs Où elle pourrait dormir à poings fermés. Auteur : Lintrus. In : "Odyssée spatiale" ©Tous droits de reproduction réservés. Alors que je me promenais sur le dos d’un espadon en goguette, je fus réveillé par un ours mal léché qui me tendait une cigarette. Etais-je encore dans mes songes ? Sweet dream… Quel est le faux du vrai ? Alors que je me promenais sur le dos d’un cyclope à trois yeux, je fus réveillé par un zèbre dépareillé qui voulait m’offrir un baiser langoureux. Etais-je encore dans mes songes ? Sweet dream, c’est du passé. Auteur : Lintrus. In : "Odyssée spatiale" ©Tous droits de reproduction réservés. C’était un matin clair chantant en boucle des vers de Prévert. J’allongeais le pas sur un pan de route charnue, la tête pleine à vider dans le caniveau qui collait à l’arrière-train de ma navette. Bonjour monsieur, bonjour madame. N’est-il pas ? En effet, me répond le boulanger. Je suis dans le pétrin depuis des années, mais aujourd’hui… ah ! aujourd’hui… Oui, aujourd’hui… Néanmoins, nous sommes loin de la vérité. La vérité, ce n’est ni plus ni moins qu’un mensonge bien déguisé. Bon, si j’allais voir ailleurs si j’y suis. On ne sait jamais. Je pourrais y être. Et puis après ? Rien. Auteur : Lintrus. In : "Odyssée spatiale" ©Tous droits de reproduction réservés. |
Il était une fois une machine Qui exécutait, sans répit De pénibles travaux en usine Toute la journée à haut débit. Comme elle devenait obsolète On la retira dans un coin Où jamais ne passait de tête Si ce n’était pour faire le point. Mais un jour, sans aucune raison La machine reçut la visite D’un homme au visage rubicond Ses yeux sortant de leur orbite. « Que venez-vous faire par-ici ? » Demanda la machine, inquiète « J’ai l’ordre de vous ôter la vie » Répondit l’homme à la sauvette. « Après tant de loyaux services ! On m’évince comme un vulgaire clou Votre espèce est l’esclave du vice Qui ne possède aucun verrou ! » Auteur : Lintrus. In : "Poémes étranges et audacieux" ©Tous droits de reproduction réservés. Malgré de nombreuses tentatives Maman ne pouvait avoir d'enfants La pauvre se démenait tant et tant Cherchant sans cesse d’autres alternatives. Il ne restait plus qu'une solution Non des moindres, je dois le souligner Faire appel à une femme qualifiée Qui mettrait au monde son nourrisson ! Papa engagea la femme-cignogne A qui il se donna corps et âme Il en oubliait presque sa femme A trop la chevaucher sans vergogne ! Une fois la commande réalisée La femme-cigogne regagna le ciel Neuf mois après, c’est traditionnel Elle revint, ma foi, bien agitée. Au bout de son bec, un lourd colis Qui, à la grande surprise des parents Paraissait bien gros pour un enfant Mais était-ce le signe d’un cru exquis ? Papa s'attribua les honneurs Un peu trop vite, car par la suite L'enfant tentait de prendre la fuite En ouvrant ses ailes avec douleurs ! Auteur : Lintrus. In : "Poémes étranges et audacieux" ©Tous droits de reproduction réservés. Pour les siphonnés du citron Pressés, pressez, mais bien à fond Et lassés, laissez macérer Une vie ou deux, ça peut marcher. Aux maniérés, aux gaudrioles Qui virez de la casserole Autant vous dire d'or et déjà Qu'il est trop tard d'un poil de chat ! Je vous laisse ma vie de canaille A boire chaude avec une paille Mais si vous trouvez une faille Priez pécheurs pour qu'elle s'en aille. Pour les excès et les trop pleins Sachez choisir le bon tremplin. Mais gare ! gardez-vous le secret Sinon, il sera convoité… Une pensée pour les malheureux Soyez au carrefour des envieux Les mal-lotis, venez aussi Voir si madame chance vous sourit. Auteur : Lintrus. In : "Poèmes étranges et audacieux" ©Tous droits de reproduction réservés. Il est mort le prince charmant Dans les bras de sa princesse Qui fumait trois paquets par jour Et sifflait ses bières ! Il est mort en pleurant sa mère Si douce et si gentille Il aimait les soirées au coin du feu Mais sa belle préférait l’amour à la télé ! Il est mort ce bel étalon Mort de fatigue dans le salon Un balai à la main, une poêle dans l’autre Mort en sniffant comme un chien fidèle ! Il est mort le prince charmant Il a fini par abandonner Il a tout simplement jeter l’éponge Dans l’évier qu’il venait de récurer ! Auteur : Lintrus. In : "Le prince charmant (est mort)" ©Tous droits de reproduction réservés. L’avenir est si loin Je voudrais le rattraper Alors je cours tant et tant Je cours tellement Je cours tout le temps Tellement content de courir tant et tant Alors je cours tout le temps Je cours droit devant Con mais content de courir tellement Courir con tant et tant droit devant L’avenir est à moi Il ne m’échappera pas Alors je cours tant et tant Je cours depuis si longtemps Je cours con cours content Et tant que je cours con tout le temps Je suis content de concourir depuis si longtemps A courir con tant et tant tellement content Et tant que je cours content d’être con de courir tant J’oublie que je cours après du vent. Auteur : Lintrus. In : "Le prince charmant (est mort)" ©Tous droits de reproduction réservés. Les gens disent Tout le temps, les gens médisent Ils ironisent ou pathétisent Les gens méprisent Tout le temps, bien à leur guise Ils focalisent, se formalisent Attroupés sur la banquise Les gens réclament leur friandise Les gens minimalisent Si vous parlez de convoitise Ça fait partie de l’analyse Les gens tyrannisent Tout le temps, se fanatisent Et la crise prend de l’emprise Les gens disent Tout le temps, les gens médisent Mais, c’est pour mieux cacher leur bêtise ! Auteur : Lintrus. In : "Le prince charmant (est mort)" ©Tous droits de reproduction réservés. |
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