ACCUEIL flux rss
Abonnez–vous gratuitement au Flux RSS et recevez par e–mail les nouveautés du site.
  Entrez dans l’univers onirique de Guyom‚
artiste peintre | siret : 490 738 473 00019
 
Les poèmes
DEMARCHE
TABLEAUX
DESSINS
poèmes de Guyom
INFOGRAPHIE

Voici une série de poèmes en prose ou en vers. Vous remarquerez qu’ils sont signés "Lintrus"‚ qui est en fait le pseudonyme choisi par Guyom pour ses poèmes.

VOIR LES NOUVEAUX POÈMES

NB : si vous ne parvenez pas à visualiser les poèmes en cliquant sur les images, vous pouvez dans ce cas cliquer sur le lien ci-dessous :

Lire les poèmes au format pdf

Cliquez sur les parchemins pour voir apparaître les poèmes :




C’était un sombre lundi et il pleuvait des lambeaux de soleil au–dessus de mon lit. Alors‚ j’ai regardé le temps qui passe pour savoir s’il passait vraiment aussi vite qu’on le disait. Mais après mûre réflexion‚ j’ai trouvé que le temps ne passait pas aussi vite qu’on le disait. Comme j’étais un peu déçu du résultat‚ j’ai mangé les croquettes à mon chat‚ qui est mort stoïquement en passant sous les roues d’un camion. Ensuite‚ j’étais tellement repu qu’il m’a pris l’envie soudaine de fermer boutique dans un coin de ma tête. J’ai rêvé que j’étais un requin–marteau et que je plantais des clous rouillés sur un mur tout noir. Après‚ je m’envolais dans les nuages où se trouvait un long tunnel qui‚ je l’avoue‚ me faisait un peu peur. Il me fixait droit dans les yeux avec un air de déjà–vu. Moi‚ je faisais mine de regarder ailleurs‚ genre : il faut que je rentre‚ il est bientôt quatre heures. Mais il riait si fort que j’ai voulu savoir ce que ça faisait de rire de la Mort. Souvent on dit que la Mort n’a pas de visage‚ mais elle en a un et il est tout gris.

 

C’était un sombre lundi et il tombait des morceaux de lune au–dessus de mon lit. Je me suis dit pourquoi pas‚ si ce n’est pas un lundi. Moi‚ je n’aime pas les lundis‚ parce qu’ils me donnent le tournis. Je descends l’escalier à califourchon‚ ça me donne l’air de quelqu’un qui aurait l’air un peu con. Il ne faut pas se méprendre‚ je ne suis pas de la jaquette‚ ou alors vraiment peu‚ mais seulement si c’est la femme qui porte la culotte. Ma mère a tort lorsqu’elle dit qu’à force de raconter des conneries‚ je vais semer des petites crottes partout. Comme si les crottes ça sentait mauvais‚ comme si la faucheuse ne faisait que faucher. Moi‚ je ne suis pas en faveur de la peine de mort‚ mais je ne suis pas contre non plus. Comme dit mon père‚ on ne peut pas toujours avoir un avis sur tout. Quand je fais la baleine‚ je me dis des fois que je préfèrerai devenir une autruche. ça paraît fou comme ça de jouer les baudruches‚ mais la folie est contagieuse selon mon médecin qui‚ après avoir perdu la boule‚ s’est pendu par les pieds.

Auteur : Lintrus. In : "Sombre Lundi"
©Tous droits de reproduction réservés.
  


Je voudrais pas finir vieux
Pour avoir l’air d’un gruyère
A qui il manque les deux yeux
Et qui fuit de la caf’tière !
Je voudrais pas finir vieux
Dans les bras d’une mégère
Je veux boire des tonnes de bière
Et rire comme un bien–heureux
Je voudrais pas finir vieux
Dans un asile de flou
Seul et sans–le–sou
Priant chaque jour le bon Dieu
Je voudrais pas finir vieux
Pour manquer la cuvette
Et puis faire ma toilette
Quand le temps ira mieux
Je voudrais pas finir vieux
Je laisse ça à celles et ceux
Qui ont le cœur en miettes
Et finissent aux oubliettes !
Je voudrais pas finir vieux
Bander mou de la quéquette
Entre nous c’est pas sérieux
De se conter fleurette
Je voudrais pas finir vieux
Pour rester dans mon lit
Et perdre mes cheveux
En crevant d’ennui
Je voudrais pas finir vieux
Je veux ce que chacun veut
Beaucoup d’amour dans ma vie
Une vie courte mais bien remplie !

Auteur : Lintrus. In : "Sombre Lundi"
©Tous droits de reproduction réservés.
  


C’est pas que j’aime pas la vie
Mais moi tu sais la vie
Elle m’a volé mes rêves
Elle m’a volé toutes mes envies !
Je voudrais retrouver mes quatre ans
Pour pouvoir pisser dans mon lit
Et puis m’étaler dedans
Et puis m’étaler dedans…
Manger des bonbons
A en crever de plaisir
Avoir l’air d’un morveux
Et mettre mon doigt dans le nez
C’est pas que j’aime pas la vie
Mais moi tu sais la vie
Elle m’a cogné si fort
Que je suis tombé par terre !

Auteur : Lintrus. In : "Sombre Lundi"
©Tous droits de reproduction réservés.




J’ai toujours rêvé d’être un papillon
Pour m’envoler dans le ciel très haut
Et regarder les passants passer à côté de la plaque
Et puis chier sur la tête des vilains messieurs.
Mais voilà‚ un jour on m’a dit :
C’est pas facile la vie de papillon
Faut voler tout le temps et même à reculons
Moi‚ je n’en croyais pas un mot !
Alors je me suis collé une paire d’ailes dans le dos
Et même si j’avais l’air un peu idiot
Je me suis envolé dans le ciel très haut
C’était bon‚ si tu savais‚ de voler idiot.
J’ai toujours rêvé d’être un papillon
Parce qu’un papillon‚ c’est comme un prince ensorcelé
Une fois délivré‚ il devient beau
Ou parfois pas‚ mais ça reste quand même un papillon !

Auteur : Lintrus. In : "Sombre Lundi"
©Tous droits de reproduction réservés.
  


Je ne suis pas fou
Mais je pourrais le devenir
Je n’ai pas un sou
Mais ça pourrait venir.

Je ne crois en rien‚ même pas en moi
C’est dire…
Je ne crois en rien‚ même pas en toi
Pour dire…

La nuit je cours dans la rue‚ ivre mort
En vomissant ce monde qui me rend dingue
Je rencontre des conquistadors munis de violoncelles
Pourchassés par un taureau en uniforme de marié.

Je ne suis pas fou
Non‚ non‚ non !
Je n’ai pas un sou
Mais la roue tourne.

Auteur : Lintrus. In : "Sombre Lundi"
©Tous droits de reproduction réservés.
  


Il y avait de la neige sur le bout de mon nez
Il y avait de la neige sur la tête à mon chat
Mais lui s’en foutait parce qu’il n’avait pas froid
Mais moi‚ mais moi‚ j’avais les doigts gelés
J’en ai voulu au monde entier
Or‚ le monde n’est plus ce qu’il était
Alors j’ai attendu…
J’ai attendu comme un con‚ figé comme une grue !

Il y avait de la neige sur le bout de mon nez
Il y avait de la neige devant mon regard crédule
Elle était là pour me tourner en ridicule
Je l’entends encore rire de moi
Alors j’ai pleuré des œufs brouillés
Et mon cœur s’est marbré de haine
Et puis je l’ai senti fondre sous mes pieds
Depuis il neige des miettes de mon passé.

Auteur : Lintrus. In : "Sombre Lundi"
©Tous droits de reproduction réservés.




Dieu n’existe pas
Il me l’a dit
Il me l’a dit
Dieu n’existe pas
Et moi je n’irai pas au paradis
Et moi je vous le parie
Sur la tête à mon chat !
Et puis ça se saurait
ça se saurait
Si Dieu existait
ça se saurait
Nom d’une catin parole de muet
Depuis le temps ça se saurait
On dirait :
Dieu m’a sauvé d’un incendie
Mais en vérité
Ce sont les pompiers
Qui sauvent des vies !
On dirait :
Dieu m’a sauvé de la noyade
Mais à dire vrai
Ce sont les maîtres–nageurs
Qu’il faut remercier !
On dirait :
Dieu m’a sauvé d’une tempête
Mais pour de vrai
Ce sont des volontaires
Qui apprennent à voler !
On dirait :
Dieu m’a sauvé de la déchéance
Mais la vérité vraie
Seule la volonté
Perd à y gagner !
Dieu merci
J’ai banni toutes ces sornettes
Au fond des oubliettes
Dieu merci
On ne m’y prendra plus
Juré craché !
Si je mens‚ je vais en Enfer

Dieu n’existe pas
Et puis voilà.

Auteur : Lintrus. In : "Dieu n’existe pas"
©Tous droits de reproduction réservés.
  


Va t’en savoir
Va t’en savoir
De quel côté je suis
De quelle galère je fais partie.

Ma mère m’avait dit :
On a tout à y gagner
J’ai tout perdu
J’ai tout perdu
Même la santé !

Va t’en savoir
Va t’en savoir
On est jamais sûr de rien
Je mange ma main et garde l’autre pour demain.

Ma femme‚ mille fois‚ m’a répété :
Tu finiras aux oubliettes
Y’a trop de toi en toi
ça dégouline et c’est tout froid
Si seulement tu étais quelqu’un d’autre…

Va t’en savoir
Va t’en savoir
Ange ou démon ?
Mine de rien‚ ça demande réflexion.

Auteur : Lintrus. In : "Dieu n’existe pas"
©Tous droits de reproduction réservés.
  


J’ai essayé
Oui ! Tout essayé !

L’empoisonnement : raté !
Maman a bu toute la mixture…

La roulette russe : manquée !
Mon petit frère ne jouera plus aux voitures…

La pendaison : gâchée !
Papa a refait la charpente…

Si vous croyez qu’il est facile de perdre la vie
A l’évidence vous n’avez jamais essayé !

Auteur : Lintrus. In : "Dieu n’existe pas"
©Tous droits de reproduction réservés.




J’ai perdu mon bidule
Un jour qu’il faisait gris
Dans l’arrière–train d’une mule
On te croirait surpris !

J’ai perdu la santé
Dans une cellule en dur
Mon cœur a basculé
Vers le côté obscur !

J’ai perdu mon amour
A vouloir l’impossible
Autant faire cuire un four
Ce qui n’est pas tangible !

J’ai perdu la parole
A trop te la couper
Dans une vieille casserole
Que j’ai fait mijoter !

Au fond‚ le plus tragique
C’est qu’on n’est tous perdants
La vie nous fait la nique
A n’importe quel tournant !

Auteur : Lintrus. In : "Moi pas comprendre"
©Tous droits de reproduction réservés.
  


Je suis une espèce d’enragé
Qui mors les pieds des vieilles dames !
Je suis une espèce recherchée
A Paris‚ Londres et Amsterdam.

Parfois‚ des hommes en blouses blanches
Trifouillent dans mon cerveau moisi
Et découpent mes neurones en tranches
Pour comprendre d’où vient ma folie.

Ils disent que je ne vais pas bien
Je représente une vraie menace
Surtout pour mes amis les chiens
Dont je collectionne les carcasses !

Je suis une espèce d’enragé
Qui vole les bonbons aux enfants !
Je suis une espèce menacée
Qu’on achève avec des calmants !

Auteur : Lintrus. In : "Moi pas comprendre"
©Tous droits de reproduction réservés.
  


Un oiseau est mort sur mon chapeau
Il avait un drôle de nom d’oiseau
Mon chat est devenu dépressif
Il n’arrive plus à sortir ses griffes.

Moi‚ je tourne en rond comme un poisson
Il sort de ma bouche de nouveaux sons
Il me faut trouver un compromis
Ce va–et–vient incessant me nuit.

Un oiseau s’est posé sur mon arbre
Il avait un sourire de marbre
Mon chat en est tombé amoureux
Il lui lance des regards malicieux.

Moi‚ je m’effeuille comme une vieille branche
J’ai les pupilles et le cœur qui flanchent
Je dois penser à me reposer
Mes neurones se sont évaporés.

Auteur : Lintrus. In : "Moi pas comprendre"
©Tous droits de reproduction réservés.




Je t’ai offert mon cœur
Donne–moi le tien pour rien
Sinon il sera l’heure
De dire adieu au mien

Si tu n’es pas conquise
Par mes biens jolis maux
Demande une expertise
Ils vont être en travaux !

Où t’en vas–tu là–bas
Si loin où je suis pas ?
Où t’en vas–tu là–bas
Dans les nuages sans moi ?

J’ai les neurones qui s’usent
A trop attendre en vain
J’ai les neurones qui fusent
Mais il me reste du vin !

Ma tête sent le foutu
Le sang bout sur ma tête
Sans ma tête le fou tue
Je n’ai plus d’allumettes.

Auteur : Lintrus. In : "Moi pas comprendre"
©Tous droits de reproduction réservés.
  


Ce jour–là s’annonçait comme un jour à plier de la tôle froissée. Il faisait chaud‚ mais le hasard faisant bien les choses‚ j’avais froid à m’en coudre la peau. Je déambulais le long d’un caniveau à vin de supermarché‚ quand tout à coup‚ je me suis senti transporté à petites lampées. Comme ce rêve prenait des dimensions dramatiques‚ il a bien fallu me réveiller. Or‚ j’avais beau me pincer là où ça fait mâle‚ force était de constater avec un regain d’intérêt fortement désintéressé que ce soi–disant rêve prônait des allures de vrai.
Une fois‚ alors que je revenais d’une chasse aux champignons vénéneux‚ un lapin en kilt m’a lancé entre deux sourires mal assumés que la vie ne réservait de surprises qu’à ceux qui y croyaient (à la vie). Je sais‚ il y a un kilomètre de que‚ mais c’est pour mieux vous faire patienter.
Ce jour–là s’annonçait comme un jour à plier de la tôle froissée. Mais moi‚ je naviguais dans les méandres de l ’infiniment grand tout en léchant mes yeux assoiffés afin d ’apprécier au mieux le goût exquis de la liberté. On a tort d ’être au four et au moulin‚ de renier notre véritable nature pour devenir l ’esclave d ’un dieu cruel et pathétique que l ’on nomme communément "réalité". Alors‚ pourquoi pas‚ le temps d ’un rêve bien ficelé‚ s ’inventer une vie d ’acrobate paradant sur un cheval ailé ?
Ah ! Les dictracteurs peuvent se cacher sous une épaisse couche de superficialité‚ car jamais ils ne parviendront à nous voler cette merveilleuse substance qui palpitent au fond de nos désirs inavoués. Cette dernière phrase étant d ’un lyrisme absurdement injustifié‚ je dirais tout simplement comme il est beau de rêver et ceux qui pensent le contraire n ’ont qu ’à aller se faire… (une virée).

Auteur : Lintrus. In : "Odyssée spatiale"
©Tous droits de reproduction réservés.
  


Je me suis regardé dans le miroir
Et je me suis trouvé beau
ça fait tout drôle
ça fait tout drôle
Parce qu ’un miroir ça ne triche pas
Je me suis approché de plus près
Histoire d ’en être sûr
Histoire de rétablir la vérité
Soudain‚ le miroir m’a absorbé
Me voici de l’autre côté !
J’aperçois un cyclope au loin
Il a l’œil qui louche
Mais moi qui suis farouche
J’ai pu me tromper
Miroir‚ tu m’as pris ma liberté ;
La liberté de choisir le faux du vrai !

Auteur : Lintrus. In : "Odyssée spatiale"
©Tous droits de reproduction réservés.




J’ai rêvé d’ailes cette nuit encore
J’ai rêvé d’elle‚ son corps contre mon corps
Et ce soir je ne coucherai pas dans mon lit
Parole d’homme et même si elle supplie !

J’ai rêvé d’ailes sur une île déserte
Une sorte d’idylle sauvage
Ce rêve–là causera sans doute ma perte
Comme le plus alléchant des mirages !

J’ai rêvé d’ailes pour m’évader
De ces murs trop hauts‚ trop faux
Qui embrigadent mes sombres pensées
Depuis le jour où j’ai perdu mon marteau.

J’ai rêvé d’ailes quand elle rêvait de fortification
Un truc sympa‚ une belle maison
Avec une grande fenêtre et des murs tout blancs
Où elle pourrait dormir à poings fermés.

Auteur : Lintrus. In : "Odyssée spatiale"
©Tous droits de reproduction réservés.
  


Alors que je me promenais sur le dos d’un espadon en goguette‚ je fus réveillé par un ours mal léché qui me tendait une cigarette. Etais-je encore dans mes songes ? Sweet dream… Quel est le faux du vrai ?

Alors que je me promenais sur le dos d’un cyclope à trois yeux‚ je fus réveillé par un zèbre dépareillé qui voulait m’offrir un baiser langoureux. Etais–je encore dans mes songes ? Sweet dream‚ c’est du passé.

Auteur : Lintrus. In : "Odyssée spatiale"
©Tous droits de reproduction réservés.
  


C’était un matin clair chantant en boucle des vers de Prévert. J’allongeais le pas sur un pan de route charnue‚ la tête pleine à vider dans le caniveau qui collait à l’arrière–train de ma navette. Bonjour monsieur‚ bonjour madame. N’est–il pas ? En effet‚ me répond le boulanger. Je suis dans le pétrin depuis des années‚ mais aujourd’hui… ah ! aujourd’hui… Oui‚ aujourd’hui… Néanmoins‚ nous sommes loin de la vérité. La vérité‚ ce n’est ni plus ni moins qu’un mensonge bien déguisé. Bon‚ si j’allais voir ailleurs si j’y suis. On ne sait jamais. Je pourrais y être. Et puis après ? Rien.

Auteur : Lintrus. In : "Odyssée spatiale"
©Tous droits de reproduction réservés.




Il était une fois une machine
Qui exécutait‚ sans répit
De pénibles travaux en usine
Toute la journée à haut débit.

Comme elle devenait obsolète
On la retira dans un coin
Où jamais ne passait de tête
Si ce n’était pour faire le point.

Mais un jour‚ sans aucune raison
La machine reçut la visite
D’un homme au visage rubicond
Ses yeux sortant de leur orbite.

« Que venez–vous faire par–ici ? »
Demanda la machine‚ inquiète
« J’ai l’ordre de vous ôter la vie »
Répondit l’homme à la sauvette.

« Après tant de loyaux services !
On m’évince comme un vulgaire clou
Votre espèce est l’esclave du vice
Qui ne possède aucun verrou ! »

Auteur : Lintrus. In : "Poèmes étranges et audacieux"
©Tous droits de reproduction réservés.
  


Malgré de nombreuses tentatives
Maman ne pouvait avoir d’enfants
La pauvre se démenait tant et tant
Cherchant sans cesse d’autres alternatives.

Il ne restait plus qu’une solution
Non des moindres‚ je dois le souligner
Faire appel à une femme qualifiée
Qui mettrait au monde son nourrisson !

Papa engagea la femme–cigogne
A qui il se donna corps et âme
Il en oubliait presque sa femme
A trop la chevaucher sans vergogne !

Une fois la commande réalisée
La femme–cigogne regagna le ciel
Neuf mois après‚ c’est traditionnel
Elle revint‚ ma foi‚ bien agitée.

Au bout de son bec‚ un lourd colis
Qui‚ à la grande surprise des parents
Paraissait bien gros pour un enfant
Mais était–ce le signe d’un cru exquis ?

Papa s’attribua les honneurs
Un peu trop vite‚ car par la suite
L’enfant tentait de prendre la fuite
En ouvrant ses ailes avec douleurs !

Auteur : Lintrus. In : "Poèmes étranges et audacieux"
©Tous droits de reproduction réservés.
  


Pour les siphonnés du citron
Pressés‚ pressez‚ mais bien à fond
Et lassés‚ laissez macérer
Une vie ou deux‚ ça peut marcher.

Aux maniérés‚ aux gaudrioles
Qui virez de la casserole
Autant vous dire d’or et déjà
Qu’il est trop tard d’un poil de chat !

Je vous laisse ma vie de canaille
A boire chaude avec une paille
Mais si vous trouvez une faille
Priez pécheurs pour qu’elle s’en aille.

Pour les excès et les trop pleins
Sachez choisir le bon tremplin.
Mais gare ! gardez–vous le secret
Sinon‚ il sera convoité…

Une pensée pour les malheureux
Soyez au carrefour des envieux
Les mal–lotis‚ venez aussi
Voir si madame chance vous sourit.

Auteur : Lintrus. In : "Poèmes étranges et audacieux"
©Tous droits de reproduction réservés.




Il est mort le prince charmant
Dans les bras de sa princesse
Qui fumait trois paquets par jour
Et sifflait ses bières !

Il est mort en pleurant sa mère
Si douce et si gentille
Il aimait les soirées au coin du feu
Mais sa belle préférait l’amour à la télé !

Il est mort ce bel étalon
Mort de fatigue dans le salon
Un balai à la main‚ une poêle dans l’autre
Mort en sniffant comme un chien fidèle !

Il est mort le prince charmant
Il a fini par abandonner
Il a tout simplement jeter l’éponge
Dans l’évier qu’il venait de récurer !

Auteur : Lintrus. In : "Le prince charmant (est mort)"
©Tous droits de reproduction réservés.
  


L’avenir est si loin
Je voudrais le rattraper
Alors je cours tant et tant
Je cours tellement
Je cours tout le temps
Tellement content de courir tant et tant
Alors je cours tout le temps
Je cours droit devant
Con mais content de courir tellement
Courir con tant et tant droit devant
L’avenir est à moi
Il ne m’échappera pas
Alors je cours tant et tant
Je cours depuis si longtemps
Je cours con cours content
Et tant que je cours con tout le temps
Je suis content de concourir depuis si longtemps
A courir con tant et tant tellement content
Et tant que je cours content d’être con de courir tant
J’oublie que je cours après du vent.

Auteur : Lintrus. In : "Le prince charmant (est mort)"
©Tous droits de reproduction réservés.
  


Les gens disent
Tout le temps‚ les gens médisent
Ils ironisent ou pathétisent
Les gens méprisent
Tout le temps‚ bien à leur guise
Ils focalisent‚ se formalisent
Attroupés sur la banquise
Les gens réclament leur friandise
Les gens minimalisent
Si vous parlez de convoitise
ça fait partie de l’analyse
Les gens tyrannisent
Tout le temps‚ se fanatisent
Et la crise prend de l’emprise
Les gens disent
Tout le temps‚ les gens médisent
Mais‚ c’est pour mieux cacher leur bêtise !

Auteur : Lintrus. In : "Le prince charmant (est mort)"
©Tous droits de reproduction réservés.

Il y a pour l’instant 24 poèmes. D’autres viendront s’ajouter par la suite. Vous pouvez vous abonner au Flux Rss ( le logo orange en haut à droite‚ c’est gratuit) pour savoir quand d’autres poèmes seront disponibles sur ce site.

Merci d’avoir pris le temps de lire ces poèmes !


Les nouveaux poèmes :


 Je ne me souviens plus très bien


Je ne me souviens plus très bien
C’était quel jour, c’était quelle heure ?
De toute façon, on s’en fout
Ma montre fait grève depuis des années.

Déambuler dans les rues, ouais pourquoi pas
Se laisser aller à lorgner les jolies filles
Il faudrait être fou pour manquer ça
Alors je suis fou, mais seulement de moi.

Je ne me souviens plus très bien
Mais tu t’es fait la belle quand même
En hirondelle, c’était le présent je crois
Et j’ai pleuré la Loire en bord de mer.

Et j’ai dansé mon spleen en fil de fer
Il faisait cercueil, moi non plus
Alors on a bu à ta santé et celles des autres
Et puis c’est passé comme ça reviendra.

Je ne me souviens plus très bien
Tu visais le haut, moi tirant vers le bas
Il ne fallait pas, mais tu l’as fait
J’aurai bien voulu t’aimer.

T’aimer à en crever, ça n’aurait pas suffit
Alors j’ai mis tout mon cœur à te haïr
Et comme tu étais toujours là
Je crois (je ne me souviens plus très bien) que j’ai crevé ton chat.



Auteur : Lintrus. In : "Elle revient"
©Tous droits de reproduction réservés.

 Allez savoir


Ben oui, allez savoir
Avec toutes ces têtes de homard
On sait jamais, tu sais
Ben non, justement

Allez savoir…

J’ai dans le siphon un bain à remous
Ça fait des bulles, par tous les trous
Faudrait pas que ça devienne flou
Quand bien même, c’est pas facile d’avoir l’air

Allez savoir…

Je suffoque, j’ai le mal de mère
C’est pas mon fort de chanter comme un coq
Je veux vivre un peu ma vie
Mais surtout pas celle des autres.

Allez savoir…

On pourrait boire jusqu’au petit matin
Et puis s’écrouler par terre
C’est tentant et pourquoi pas
On pourrait même pisser devant la porte du voisin.

Allez savoir…


Auteur : Lintrus. In : "Elle revient"
©Tous droits de reproduction réservés.

 Elle revient


Je croyais l’avoir perdu en chemin
Un jour de beau, un jour trop faux
Quelque part entre l’ennui et le déjà-loin
Mais toujours, elle revient.

Elle revient pour me hanter
Je croyais l’avoir perdu en chemin
J’aurai dû renoncer le moment venu, vaincu
Depuis, je rêve d’un sexe géant qui me flagelle en justice.

Je tente d’essayer de feindre bonne figure
Quand bien même la charpente est bancale
Je me contemple au loin du feu
Malgré ça, elle revient.

Elle revient pour se venger
Je croyais l’avoir perdu en chemin
Elle revient pour le plaisir
De dompter la bête qui sommeille en moi.

J’aurai bien aimé, je crois, je pense en fait
La voir perdue en chemin
Dans le dédale de mes pensées malsaines
Mais toujours, elle revient.


Auteur : Lintrus. In : "Elle revient"
©Tous droits de reproduction réservés.

 Alison


Ali aime Alison
Qui, en secret, aime Brendon
Brendon aime bien Ali
Alors Alison fait comme si.

Ali sonne à la porte
Croyant voir Alison
Mais Brendon s'emporte
Pensant voir Alison.

Brendon aime Ali
Qui, sans secret, aime Alison
Alison n'aime pas Ali
Alors Brendon fait comme si.

Alison à la porte
Attend Brendon sans Ali
Mais Brendon sans Ali
C'est comme Alison sans Brendon.


Auteur : Lintrus. In : "Elle revient"
©Tous droits de reproduction réservés.

 La vie (si elle veut bien)


Une fois de plus, au pied du lit
Elle est revenue la bouche pleine à dégueuler
De maux si noirs à faire pâlir un mort
Devant une montagne de cadavres.

C’est pas que j’aime pas la vie
Mais moi tu sais la vie, je l’ai déjà dit
Elle m’a cogné si fort
Que je suis tombé par terre.

Alors je fais comme si je jouais ma vie
C’est fatigant si tu savais, de faire semblant
Mon corps usé ne paraît pas ce qu’il devrait
Il renferme un pavé de secrets trop lourds à porter.

Et mon putain de chat qui m’a laissé
C’est pas sa faute, c’est la vie, je sais
Elle est comme ça la vie
Elle exauce tes souhaits puis reprend tout.

Et pourtant, ça me tuerait la vie sans toi
Pas besoin de le dire, tu le sais
Je ne connais pas d’autre façon d’aimer
Mais c’est pour la vie, si elle veut bien.


Auteur : Lintrus. In : "Elle revient"
©Tous droits de reproduction réservés.

 

Veuillez trouver les poèmes en pdf : ICI

haut de page

EXPOSITIONS
LIVRE D’OR
CONTACT
NEWS
PARTENAIRES
  © Guyom Design | 2010